Malgré les multiples appels à l’action formulés par la société civile au cours des derniers mois, le gouvernement du Canada a opté pour le strict minimum avec des investissements dans l’Agence du revenu du Canada (ARC) et des propositions techniques pour fermer quelques échappatoires fiscales. Le récent budget fédéral ne propose aucune mesure réellement dissuasive pour freiner l’usage des paradis fiscaux.
En prévision des élections fédérales, le Collectif Échec aux paradis fiscaux a émis une lettre ouverte, signée par Lise Lapointe, présidente de l’AREQ, afin d’inviter tous les partis politiques à s’engager à adopter les 12 solutions très claires proposées par le Collectif.
Enfin, selon les estimations de l’Agence du revenu du Canada, ce serait jusqu’à 3 milliards $ que le Canada perdrait chaque année à cause de l’évitement fiscal. Mais en comptant l’impact des accords entretenus par le Canada avec des législations de complaisance, cette perte pourrait atteindre au moins 14 milliards $. Imaginons les services publics qui pourraient être convenablement financés avec ces revenus!





Appelée à commenter la situation, Lise Lapointe, présidente de l’AREQ, s’est montrée sceptique sur les ondes de Radio-Canada. Bien que le retour au travail ou à la suppléance puisse intéresser quelques personnes, cela ne se fera pas sans condition. Aussi, les conditions de travail dans les milieux scolaires se sont dégradées dans les dernières années avec l’austérité, ce qui risque notamment de rebuter les personnes retraitées.



