À l’automne dernier, le comité national de la retraite de l’AREQ lançait l’opération « Maintenant », l’indexation!
Cette opération consistait à rencontrer chacun des 125 députés élus à l’Assemblée nationale le 1er octobre dernier pour leur présenter notre association, l’AREQ. Lors de cette visite, nous informons nos élus des impacts négatifs que représente l’indexation partielle des rentes de retraites des employés de l’État sur leur pouvoir d’achat. À cette occasion, nous demandons fortement à nos élus d’appuyer les revendications de l’AREQ.
Le président de notre secteur, Rémi Gagnon, et moi-même avons rencontré monsieur Sylvain Roy, député de Bonaventure, le lundi 4 mars dernier à l’un de ses bureaux de comté, soit selui de Carleton-sur-Mer.
D’une rencontre amicale à l’accueil chaleureux comme le pratiquent fièrement les Gaspésiens, nous sommes sortis joyeux et confiants de cet entretien.
Après avoir résumé toutes les démarches faites pour rétablir cette indexation perdue, M. Roy croit sincèrement que nous avons vécu une époque historique entre 1982- 1999. Selon lui, il faudrait que justice soit faite. Comme nous, il a le sentiment que nous avons été lésés et qu’ainsi le gouvernement devrait nous donner une compensation qui ferait preuve de sa bonne foi. Peut-être pourrait-on penser à une proposition d’entente fiscale? Allons voir! Merci de ces belles pensées. Voilà ce que je retiens de cette belle rencontre avec cet homme dévoué à son comté, avec des projets plein la tête à réaliser.
Merci, Monsieur Roy de ce bel entretien et de ta grande générosité.
Hubert Bourque
Région Bas-Saint-Laurent–Gaspésie–Les Îles–Côte-Nord (01) secteur Baie-des-Chaleurs (C)

Appelée à commenter la situation, Lise Lapointe, présidente de l’AREQ, s’est montrée sceptique sur les ondes de Radio-Canada. Bien que le retour au travail ou à la suppléance puisse intéresser quelques personnes, cela ne se fera pas sans condition. Aussi, les conditions de travail dans les milieux scolaires se sont dégradées dans les dernières années avec l’austérité, ce qui risque notamment de rebuter les personnes retraitées.


« On en est à chercher du pétrole dans la boue en Alberta ; du gaz dans les cailloux ; de l’or dans des cratères immenses dans lesquels on pourrait insérer la tour Eiffel. On va chercher quelques lingots après avoir tout détruit sur son passage, on voit bien qu’il y a un désespoir du capital pour maintenir son régime. Le capitalisme ne va pas disparaître, mais il va se contracter au profit d’une poignée de privilégiés. Il faudra repenser les choses. Je suis enjoué dans cette idée que dans l’effritement de ce système dysfonctionnel, il y aura une chance de générer autre chose. »
Alain Deneault, a signé de nombreux livres dont La médiocratie, les médiocres au pouvoir et Faire l’économie de la haine. Voici un philosophe québécois ancré dans la réalité. Docteur en philosophie de l’université Paris-VIII et directeur de programme au Collège international de philosophie de Paris, il est régulièrement invité comme spécialiste à des émissions d’affaires publiques ou d’actualités au Québec et en France.



