Le 19 mars, le gouvernement fédéral déposait son budget 2019. Parmi l’ensemble des mesures budgétaires, certaines d’entre elles touchent directement les personnes aînées. Voici ce qu’on peut retenir de ce budget.
Le gouvernement propose notamment de bonifier l’exemption des gains du Supplément de revenu garanti (SRG) à compter de l’année de prestation de juillet 2020 à juillet 2021. La bonification aurait pour effet :
- d’étendre l’admissibilité à l’exemption des gains au revenu tiré d’un travail indépendant;
- d’offrir une exemption complète ou partielle jusqu’à 15 000 $ en revenu d’emploi et de travail indépendant annuel pour chaque bénéficiaire de prestations du SRG ou de l’Allocation ainsi que pour leur conjoint, particulièrement :
- en augmentant le montant de l’exemption complète de 3 500 $ à 5 000 $ par année pour chaque bénéficiaire de prestations du SRG ou de l’Allocation ainsi que pour leur conjoint;
- en instaurant une exemption partielle de 50 %, qui s’appliquera jusqu’à 10 000 $ en revenu d’emploi et de travail indépendant annuel au-delà du nouveau seuil de 5 000 $ pour chaque bénéficiaire de prestations du SRG ou de l’Allocation ainsi que pour leur conjoint.
Par ailleurs, le gouvernement propose également d’inscrire automatiquement d’ici 2020 les Canadiens qui sont âgés de 70 ans et plus au Régime de pensions du Canada (RPC).
Autres investissements visant les aînés :
- Nomination d’une ministre des Aînés;
- 6 milliards de dollars sur dix ans pour les soins à domicile (y compris les soins palliatifs);
- Prolongation des prestations de l’assurance-emploi pour les proches aidants pour une période maximale de 15 semaines;
- 100 millions sur cinq ans pour bonifier le soutien aux aidants naturels et à la relève bénévole et favoriser une cohabitation intergénérationnelle;
- Bonification du crédit d’impôt remboursable pour location ou achat de biens afin de prolonger l’autonomie des personnes (appareils auditifs, systèmes d’avertissement pour malentendants et fauteuils roulants);
- 100 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans, et 20 millions par année par la suite, au programme Nouveaux Horizons, qui appuie des projets visant à améliorer la qualité de vie des aînés.
Enfin, l’AREQ se réjouit que le gouvernement fédéral se préoccupe d’assurer un accès aux médicaments pour toute la population. Rappelons que l’AREQ milite depuis plusieurs années pour l’adoption d’un régime public universel.



« On en est à chercher du pétrole dans la boue en Alberta ; du gaz dans les cailloux ; de l’or dans des cratères immenses dans lesquels on pourrait insérer la tour Eiffel. On va chercher quelques lingots après avoir tout détruit sur son passage, on voit bien qu’il y a un désespoir du capital pour maintenir son régime. Le capitalisme ne va pas disparaître, mais il va se contracter au profit d’une poignée de privilégiés. Il faudra repenser les choses. Je suis enjoué dans cette idée que dans l’effritement de ce système dysfonctionnel, il y aura une chance de générer autre chose. »
Alain Deneault, a signé de nombreux livres dont La médiocratie, les médiocres au pouvoir et Faire l’économie de la haine. Voici un philosophe québécois ancré dans la réalité. Docteur en philosophie de l’université Paris-VIII et directeur de programme au Collège international de philosophie de Paris, il est régulièrement invité comme spécialiste à des émissions d’affaires publiques ou d’actualités au Québec et en France.
En 2010, lors de la modification de la loi sur le RREGOP, il a été prévu qu’une indexation des rentes à l’IPC moins 3 %, minimum 50 % (au lieu de l’IPC moins 3 %) sera versée pour les années cotisées entre 1982 et 1999, si le taux de capitalisation requis est atteint. Cependant, le gouvernement ne s’est jamais engagé à verser sa part. Depuis plusieurs années, l’AREQ demande au gouvernement de prendre cet engagement.



