Les 5 et 6 mars derniers, à Baie-Comeau et Sept-Îles, de nombreux membres de l’AREQ ont participé à des conférences sur l’importance du soutien à domicile (SAD), données par Samuel Labrecque, conseiller aux dossiers sociaux à l’AREQ. À travers ces rencontres dynamiques et engagées, la discussion a mis en lumière les défis criants du SAD au Québec et l’urgence d’un virage audacieux pour mieux répondre aux besoins des personnes aînées.
Pourquoi agir maintenant ?
- Vieillissement accéléré de la population : d’ici 10 ans, 25 % des Québécois auront 65 ans ou plus.
- Inégalités d’accès aux services : moins de 11 % des besoins en SAD sont couverts par le réseau public québecois.
- Système sous-financé et éclaté : le Québec investit moins en SAD que toute autre province canadienne, et les services sont souvent inéquitables entre les régions.
Plaidoyer pour une meilleure prise en charge publique

Les échanges ont mis en évidence les conclusions du rapport de la Commissaire à la santé et au bien-être et de l’étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), qui dénoncent l’augmentation la fragmentation et la privatisation du SAD. Ainsi, l’AREQ propose cinq actions concrètes :
- Accroître les investissements publics pour couvrir au moins 60 % des besoins par le réseau public.
- Simplifier le financement pour assurer une meilleure accessibilité aux services.
- Rapatrier au public les soins de santé et les aides à la vie quotidienne (AVQ) pour améliorer la qualité et les conditions de travail.
- Faire des CLSC des pôles de SAD intégrés pour offrir un service universel et équitable.
- Renforcer le soutien aux proches aidants par des programmes de répit bonifiés.
Un engagement collectif pour un changement nécessaire
Ces présentations ont permis aux membres de l’AREQ d’échanger sur l’avenir du soutien à domicile et de proposer des pistes d’action pour influencer les décisions publiques. Le statu quo coûtera plus cher à long terme – il est temps d’agir!