Résidences privées pour aînés : l’AREQ et plusieurs alliés demandent au gouvernement de reculer sur un nouveau projet de règlement

Le nouveau projet de règlement sur l’exploitation des résidences privées pour aînés (RPA) soulève de vives inquiétudes à l’AREQ. Au cours des derniers jours, l’Association a multiplié les interventions publiques afin de dénoncer plusieurs changements qui risquent d’affaiblir la protection des personnes aînées vivant en résidence.

Quand la déréglementation rime avec recul sur la sécurité et la qualité des services

Dans un premier communiqué, l’AREQ s’est jointe à une large coalition d’organisations représentant les personnes aînées, les usagers et les résidents afin de demander au gouvernement de revoir en profondeur son projet. Les organisations dénoncent, notamment une réduction importante des exigences de formation du personnel, un affaiblissement de certaines mesures de surveillance ainsi qu’un recul du rôle des comités de milieu de vie dans la défense des droits des résidentes et résidents.

Passer de 180 heures de formation à seulement 14 heures, c’est une compression injustifiable

L’AREQ a également participé à une seconde sortie publique aux côtés de la CSQ, de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) et de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) pour dénoncer la diminution de la formation exigée pour les préposées et préposés en assistance à la personne. Alors que la formation actuellement reconnue est de 180 heures, le projet de règlement prévoit réduire cette exigence à seulement 14 heures.

Pour l’AREQ, cette orientation est difficilement conciliable avec la réalité des personnes vivant en RPA, dont plusieurs présentent des besoins de plus en plus complexes. L’organisation craint qu’une telle réduction de la formation et de la surveillance ne compromette la qualité des soins, la sécurité et la capacité d’intervention auprès des personnes aînées les plus vulnérables.

La sécurité et la dignité avant les économies

« La ligne rouge doit être claire : les économies des exploitants ne doivent jamais primer sur la sécurité, la dignité et la qualité de vie des résidentes et des résidents en RPA », a rappelé la présidente de l’AREQ, Micheline Germain.

L’Association et ses alliés demandent au gouvernement de retourner à la table à dessin et de remettre la sécurité, la dignité et les droits des personnes aînées au cœur de ses décisions.

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