Paradis fiscaux: la filière canadienne, Barbade, Caïmans, Bahamas, Nouvelle-Écosse, Ontario…

   « Il est devenu clair au printemps 2013 que la politique fédérale canadienne prétend lutter contre la fraude fiscale … en la légalisant. »

« Au Canada, les entreprises ne contribuent qu’à hauteur de 12,7 % au budget national (soit 32,4 milliards sur un budget de 255 milliards de dollars en 2012), alors que l’impôt sur le revenu des particuliers représente près de la moitié des revenus de l’État (124,5 milliards ou 48,8 %). Le régime fiscal canadien affiche déjà depuis longtemps des taux d’imposition aux entreprises parmi les plus faibles de tous les pays dits industrialisés. »

« Ajoutons à cela que d’entre toutes les provinces canadiennes, c’est le Québec qui a le taux d’imposition sur le revenu minier le plus bas, avec un maigre 8,55 %, suivi de près par l’Ontario avec 9 %. »

« Au Québec, la CIBC s’est fait connaître quand le collectif d’associations citoyennes et syndicats Échec aux paradis fiscaux, citant les rapports annuels de l’institution, a relevé que sa présence dans les législations de complaisance lui aurait permis d’économiser 1,4 milliard de dollars en impôts entre 2007 et 2011 au Canada, sans que cela soit illégal. Son président, Charles Sirois, est notamment l’un des membres fondateurs du parti politique Coalition Avenir Québec (CAQ). »

 

Vidéo →

Faire l’économie de la haine

  « un plan de sauvetage de 800 milliards de dollars des autorités étatsuniennes à l’endroit d’apprentis sorciers de la finance dans un empire où on continuera par la suite de décrier l’intervention de l’État dans l’économie… »

« … Canada signer en catimini un accord de libre-échange avec Panama, un pôle notable de blanchiment de fonds issus du narcotrafic, d’après nombre de criminologues internationaux. »

« Du genre: on a 800 milliards de dollars à débloquer pour les banques, mais pas d’argent pour les programmes sociaux. Et tout ça semble proprement évident parce que l’idéologie le soutient. Il y a des façons très particulières d’entretenir les contradictions. Pour les exemples, abonnez-vous à La Presse. »

 

Vidéo →

Deux ou trois choses que l’on ne vous dit jamais sur le capitalisme

« Les actionnaires sont peut-être les propriétaires, mais, puisqu’ils sont les plus mobiles des « parties prenantes », ils sont souvent les moins soucieux de l’avenir à long terme de l’entreprise… »

« Des économistes critiquent la législation sur le salaire minimum, les réglementations sur la durée du travail et diverses barrières « artificielles » imposées par les syndicats à l’entrée sur le marché du travail, mais rares sont ceux qui mentionnent le contrôle de l’immigration comme l’une des réglementations néfastes qui entravent le libre jeu de ce marché. Pratiquement aucun ne préconise de cesser de contrôler l’immigration. »

« De plus, en exaltant la recherche de leur intérêt personnel par les particuliers et les entreprises, nous avons créé un monde où l’enrichissement matériel les absout de toute autre responsabilité à l’égard de la société. Ce faisant, nous avons autorisé nos banquiers et gestionnaires de fonds, directement et indirectement, à détruire des emplois, fermer des usines, dégrader notre environnement et ruiner le système financier lui-même afin qu’ils s’enrichissent personnellement. »

« Néanmoins, contrairement à ce que l’on croit couramment, la quasi-totalité des pays aujourd’hui riches le sont devenus grâce à l’action de l’État. Bien conçue et correctement mise en œuvre, l’intervention de l’État peut rendre l’économie plus dynamique en augmentant l’offre de certains intrants que les marchés fournissent insuffisamment (comme la recherche-développement, ou la formation de la main-d’œuvre), en partageant les risques dans des projets à rendements sociaux élevés mais faibles rendements privés, et, dans les pays en développement, en procurant aux jeunes entreprises des industries « naissantes » l’espace où elles pourront développer leurs capacités productives. »

La Renaissance des communs Pour une société de coopération et de partage

« De nombreux domaines de notre patrimoine commun sont aujourd’hui en état de siège – l’eau, la terre, les forêts, les pêcheries, les organismes vivants, les œuvres créatives, l’information, les espaces publics, les cultures indigènes. »

« Dans bien des cas, l’État s’empresse de conspirer avec les industriels pour les aider à accaparer les ressources en vue d’une exploitation « privée », c’est-à-dire commerciale. »

« Certes, l’université n’est pas étrangère à la concurrence et à la rivalité, mais il n’en existe pas moins une conviction, dans les cercles académiques, que le savoir ne doit pas devenir objet de propriété. Il doit être librement partagé et conservé. »

« Les administrateurs universitaires se sont lancés dans une quête effrénée des moyens de monétiser la recherche académique et scientifique. Ils ont par exemple créé des bureaux de « transfert de technologie » et courtisé les grandes entreprises pour qu’elles financent des instituts de recherche. … En outre, les entreprises sponsors réclament souvent le droit de censurer les résultats de recherche qui seraient nuisibles à leurs intérêts commerciaux. Les chercheurs et les administrations universitaires – qui ont choisi de se retrouver en pratique les partenaires de second ordre des grandes entreprises – sont pris dans des conflits d’intérêts. »

Le livre est en téléchargement libre sur le site des éditions Charles Léopold Mayer, comme tous leurs livres, trois mois après leur publication.

 

Vidéo →

Le véritable coût du capital

  « Comment trente années de défiscalisation, en faveur du capital et des plus fortunés, ont-elles fait exploser les déficits publics, puisque l’État s’est privé d’autant de recettes fiscales? Pourquoi des lois, des réglementations, françaises ou européennes, ont-elles imposé des créanciers privés aux États, leur interdisant de recourir aux banques publiques et transformant ainsi les déficits en vaste marché aux taux d’intérêt aguicheurs Comment la dette privée des banques, en situation de faillite lors de la crise des subprimes en 2007, est-elle devenue une dette publique au moment de son « rachat » par les États via ses différents plans de sauvetage ? »

« L’explosion de la bulle spéculative de 2008 a révélé une gestion politique pleine d’égards pour les banques et les fonds de pension en nous rappelant ce que nous avions peut-être oublié : l’État, qui mime la faillite permanente, sait trouver en quelques jours des sommes astronomiques pour les responsables du chaos financier. »

« … l’économie de marché est, par nature, dans l’incapacité de régler le chaos climatique qu’elle a elle-même suscité. Logiquement, le pyromane ne peut devenir pompier. »

 

Vidéo →

 

Une planète trop peuplée ?

  Préface de Serge Mongeau.

« Il va sans dire que la population mondiale est montée en flèche depuis l’aube de la révolution industrielle à la fin des années 1700. Après des millénaires durant lesquels le nombre d’êtres humains a augmenté très lentement, la population s’est multipliée par sept en 200 ans, et la croissance continue. Pendant presque toute l’histoire de l’humanité, il y avait moins d’un milliard d’êtres humains sur Terre ; en 2050, on devrait en compter neuf milliards. »

« … si la quantité de CO2 dans l’atmosphère est telle qu’un dangereux changement climatique est vraisemblable, cela démontre qu’il faut transformer l’activité humaine et non qu’il y a trop de monde. »

« Même aux États-Unis, le plus riche pays au monde, 36 millions d’individus ne mangent pas à leur faim et 17 % des enfants courent « un risque élevé de voir leur croissance ou leurs facultés cognitives altérées par un déséquilibre nutritionnel dû à un manque de nourriture » parce que manger est au-dessus de leurs moyens. »

« En bref, le Nord est plus riche parce qu’il pille le Sud et son environnement immédiat est souvent moins pollué parce qu’il exporte vers le Sud ses industries polluantes. Dans ce contexte, l’idée de protéger « notre » environnement en « leur » interdisant l’entrée au pays est des plus hypocrites. »

La crise fiscale qui vient

« Dans un monde libre d’entraves économiques, les multinationales peuvent magasiner leur régime d’imposition et choisir le pays qui leur offre les taux d’imposition les plus avantageux. Au fil des ans, cette dynamique a plongé les pays dans une concurrence féroce et a engendré une chute dramatique des taux d’imposition applicables aux multinationales. »

« … les taux moyens d’imposition des sociétés dans l’ensemble des pays de l’OCDE sont passés de 33,6 % en 2000 à 27,6 % en 2007.Au Canada, ces taux ont chuté de 50 % depuis l’an 2000 (de 29,9 % en 2000 à un taux de 15 % prévu pour 2012). C’est la plus importante réduction d’impôt de l’histoire du Canada et la plus importante de tous les pays de l’OCDE. »

« Au Canada, la part des finances publiques que supporte l’impôt sur le revenu des particuliers est passée de 22 % en 1975 à 37 % en 2007, représentant une augmentation de 70 %. »

« À défaut de quoi, si la tendance actuelle se maintient, on en viendrait à une situation où les « personnes morales » refileraient tout le fardeau fiscal aux « personnes physiques». On aboutirait ainsi à une nouvelle forme d’esclavage : l’esclavage industriel ! »

Vidéo →

 

Assurance auto et habitation
Rabais partenaires