L’Humanitude au pouvoir – Comment les citoyens peuvent décider du bien commun

« Pourtant, la lucidité et les capacités de choix et d’élaboration sont fortement inhibées chez la plupart des personnes, conditionnées à rechercher des satisfactions personnelles et immédiates davantage que le bien commun. En revanche, un échantillon aléatoire de la population, impliqué dans un protocole rigoureux et solennel d’élaboration collective, démontre des capacités inouïes pour formuler des choix intelligents, altruistes et durables. »

« Mais, contrairement au Parlement actuel, qui puise la plupart de ses informations chez les experts et lobbyistes, une telle assemblée tirée au sort et non dissociée de la population devrait aussi se montrer favorable aux conseils objectifs émis par des conventions de citoyens, qui seraient organisées ponctuellement sur chaque sujet complexe et controversé, avant de soutenir une loi dans le jeu parlementaire. »

« Il est extraordinaire de constater qu’une poignée de personnes, prises au hasard mais volontaires pour être instruites, peut contredire ce que croient et votent les mêmes personnes qu’on essaie de les confiner à l’état de consommateurs des idées dominantes. »

Résumé du livre : Les citoyens au pouvoir !

 

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Petite histoire de l’expérimentation démocratique, Tirage au sort et politique d’Athènes à nos jours

« Au milieu des années 2000, les quelques référendums organisés sur la Constitution européenne ont été un révélateur. Alors que les classes politiques militaient massivement en faveur de celle-ci, les Français et les Hollandais, deux des quatre peuples consultés, l’ont repoussée à une large majorité tandis que les Irlandais rejetaient lors d’un premier vote la version révisée du traité. »

« Le tirage au sort est massivement utilisé pendant l’âge d’or de la démocratie athénienne aux Ve et IVe siècles. À l’époque de Périclès, son usage est étendu à la grande majorité des magistratures, au moment même où s’approfondit la dynamique démocratique avec la marginalisation de l’Aréopage, l’instauration d’une indemnité journalière (« misthophorie ») pour les « bouleutes » et les jurés des tribunaux populaires tirés au sort (461 av. J.-C.). »

« … la méthode aléatoire fut régulièrement considérée comme une modalité possible du choix des gouvernants. Elle joua un rôle majeur à Athènes, Venise, Florence ou en Espagne du temps de leur splendeur. »

« Le danger était clairement pour ce courant que seuls les plus riches se retrouvent élus, au détriment des petits et moyens paysans. Or les élections risquaient de favoriser une élite distinguée par la naissance, l’éducation et la richesse, qui ne refléterait pas la diversité du pays. »

 

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La haine de la démocratie

« Autrement dit, la représentation n’a jamais été un système inventé pour pallier l’accroissement des populations. Elle n’est pas une forme d’adaptation de la démocratie aux temps modernes et aux vastes espaces. Elle est, de plein droit, une forme oligarchique, une représentation des minorités qui ont titre à s’occuper des affaires communes. »

« La première est que le procédé démocratique du tirage au sort est en accord avec le principe du pouvoir des savants sur un point, qui est essentiel : le bon gouvernement, c’est le gouvernement de ceux qui ne désire pas gouverner. S’il y a une catégorie a exclure de la liste de ceux qui sont aptes à gouverner, c’est en tout cas ceux qui briguent pour obtenir le pouvoir. »

« …représentants du peuple massivement issus d’une école d’administration ; ministres ou collaborateurs de ministres recasés dans des entreprises publiques ou semi-publiques ; partis financés par la fraude sur les marchés publics ; hommes d’affaires investissant des sommes colossales dans la recherche d’un mandat électoral ; patrons d’empires médiatiques privés s’emparant à travers leurs fonctions publiques de l’empire des médias publics. En bref : l’accaparement de la chose publique par une solide alliance de l’oligarchie étatique et de l’oligarchie économique. »

« Les mêmes États qui abdiquent leurs privilèges devant l’exigence de la libre circulation des capitaux les retrouvent aussitôt pour fermer leurs frontières à la libre circulation des pauvres de la planète en quête de travail. »

 

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Un pays en commun – Socialisme et indépendance au Québec

« Comment peut-on penser défendre sincèrement l’indépendance tout en évacuant toute critique de la domination capitaliste, manière la plus sûre de maintenir le peuple sous la dépendance de l’aliénation économique ? »

« La faillite de la mondialisation et la réactualisation des communautés politiques ne doit pas être comprise comme une fermeture à l’Autre, mais doit au contraire servir de point de départ à la construction d’un véritable internationalisme et d’une véritable solidarité entre les peuples pour faire face aux problèmes du siècle, plutôt que de s’interanéantir dans une guerre économique. »

« Un bon exemple de la culture de l’Empire globalisé est le sort qui est fait à nos universités. De plus en plus, les critères d’excellence qui définissent ce qui constitue une bonne recherche, un bon programme et une bonne université sont imposés par l’OCDE, la Banque mondiale et des palmarès internationaux qui survalorisent le modèle d’université utilitaire anglo-américain, branché sur la technico-économie. Quand le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, affirme en 2013 que «les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises», que fait-il sinon parler le langage de la culture de l’Empire? »

 

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Principes du gouvernement représentatif

« La démocratie athénienne confiait à des citoyens tirés au sort la plupart des fonctions que n’exerçait pas l’Assemblée du peuple ( Ekklèsia) »

« Pour Aristote, l’élection n’était donc pas incompatible avec la démocratie, mais, prise en elle-même, elle constituait un procédé de type oligarchique ou aristocratique alors que le tirage au sort était, lui, intrinsèquement démocratique. »

« D’autre part, le tirage au sort n’était pas, contrairement à ce que l’on affirme parfois, aujourd’hui encore, une institution périphérique de la démocratie athénienne. Il traduisait au contraire plusieurs valeurs démocratiques fondamentales. Il s’ajustait sans difficulté à l’impératif de la rotation des charges. Il reflétait la profonde méfiance des démocrates à l’égard du professionnalisme politique. »

 

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L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie

« Le phénomène s’est manifesté à partir des années 1980 aux États-Unis, comme l’ont révélé les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez : les 1 % très riches ont vu leur part du revenu national passer de 8 % au début des années 1980 à 16 % au début des années 2000, quand les 10 % de riches passaient de 25 % à seulement 27 %. »

« Le sociologue anglais Colin Crouch, dans un essai remarquable, a décrit la situation politique sous le terme de «post-démocratie», qui correspond assez bien à la forme actuelle du régime oligarchique : Même si les élections existent et peuvent changer les gouvernements, le débat électoral est un spectacle soigneusement contrôlé et géré par des équipes rivales de professionnels experts dans les techniques de persuasion. Le débat porte sur le petit nombre de dossiers sélectionnés par ces équipes. La masse des citoyens joue un rôle passif, voire apathique, en ne réagissant qu’aux signaux qui lui sont envoyés. »

« La présidence de George W. Bush (de 2001 à fin 2008) allait pousser cette osmose à un degré sans doute jamais atteint. Une enquête du Denver Post montrait par exemple en 2004 que plus de cent lobbyistes avaient été embauchés dans les services d’État chargés de contrôler les industries qui les employaient juste auparavant ! »

 

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Démocratie. Histoire politique d’un mot

L’auteur explore l’évolution de la démocratie depuis l’Antiquité et plaide en faveur d’une réelle démocratie directe.

« Or comment expliquer que le régime électoral libéral soit aujourd’hui perçu comme l’ultime modèle “ démocratique ”, alors qu’il a été fondé par des antidémocrates déclarés ? »

« Aux yeux de l’élite politique et intellectuelle, un tel régime est une aberration ou une catastrophe politique, économique et morale, puisque le peuple serait par nature irrationnel. S’il n’est pas contrôlé par une puissance supérieure, le peuple entraînera la société dans le chaos et la violence, pour finalement instaurer une tyrannie des pauvres. »

 

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Le pouvoir québécois menacé – NON à la proportionnelle !

« Les élections de 1970 virent le nouveau parti politique recueillir rien de moins que 23 % de l’ensemble des suffrages. Ce pourcentage était considérable ; il constituait une grande victoire pour une formation qui existait depuis trois ans à peine. Mais en même temps, le PQ ne réussit à cette élection qu’à faire élire sept députés à l’Assemblée nationale. Quelle injustice !On n’avait rien vu. Au scrutin général suivant déclenché de façon hâtive en 1973 par le premier ministre libéral Robert Bourassa, les péquistes verront leur députation baisser de sept à six membres, en dépit du fait que leur pourcentage du vote populaire avait grimpé à 30 %. »

« La proportionnelle rend plus facile, parce que plus rentable électoralement, la création de petits partis axés sur des différences identitaires, religieuses ou idéologiques. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas sans danger dans un monde où progressent rapidement les fanatismes et les intolérances de toutes sortes, de même que les mouvements susceptibles de se cristalliser en petits partis extrémistes. Qui voudrait que la Meute, les islamistes ou les opposants à l’avortement se constituent en partis au Québec ? »

« Rappelons enfin que, contrairement à ce que l’on répète toujours de façon mécanique pour justifier la mise sur pied d’un scrutin proportionnel, les citoyens des sociétés où ce dernier a été mis en œuvre n’apparaissent globalement pas plus satisfaits qu’ils ne le sont avec le système actuel. »

Le totalitarisme pervers

Alors que la pratique politique moderne voudrait que les sujets d’une collectivité obéissent aux lois, non aux puissants, on assiste à un renver­sement pervers. Ce sont les multinationales, aujourd’hui, qui soumettent la délibération des assemblées politiques à d’autres « lois », leurs lois, qu’elles s’assurent de rendre efficaces: la «loi» du marché, la «loi» de la concurrence, etc.

« Les portes tournantes tournoyant sans arrêt, il arrive aux autorités politiques de s’y perdre et de déléguer carrément un employé de Total pour représenter le pays au sein d’une instance des Nations unies, en l’occurrence spécialisée dans l’énergie et l’écologie. »

« Cette même proximité peut être aussi l’occasion pour Total de compter sur le bras armé de la France quand vient le temps de sécuriser ses investissements à l’étranger. C’est après s’être rendu sur un site d’exploitation de Total au Nigeria que le premier ministre français, François Fillon, propose en 2009 à Abuja de lui apporter une assistance militaire, manifestement pour que soient protégées les concessions dans lesquelles Total possède des parts, en dépit de l’écocide en cours dans le delta du Niger. »

« Le pervers est tellement à l’aise avec la loi, il l’a tellement modulée que si elle avait été faite pour lui, elle eût été la même. »

 

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Les 7 péchés d’Hugo Chavez

« Ne vous faites pas d’illusions: dans notre système, les hommes politiques sont de simples employés des grands capitalistes. Lesquels investissent ce qu’il faut pour que leurs protégés soient élus. Et s’ils n’y parviennent pas, ils achètent ceux qui ont été élus.» »

« Toute cette démocratisation vise à créer un enseignement supérieur de masse, mais de qualité. Les diverses réformes tournent le dos à la conception néolibérale de l’enseignement. Car le «chacun pour soi» signifie en réalité tout pour les riches, un peu pour les moyens, et rien pour les pauvres. A présent, on veut passer de l’éducation – marchandise, vue comme une source de profit, à une éducation solidaire et plus humaine. Peut-être à méditer dans d’autres pays ? »

« Début 2003, la fédération des patrons organise un blocus de l’industrie pétrolière, mais aussi des transports et de tout l’approvisionnement du pays. Plus rien dans les magasins. Objectif? Semer la panique, retourner la population contre Chavez et le renverser. Chavez riposte en organisant un réseau d’approvisionnement direct de la population. Mercal est donc né d’une situation d’urgence. Mais son succès foudroyant révèle un besoin plus profond, et les magasins vont se multiplier: de six mille en 2004 à quinze mille six cents en 2008. Le nombre de consommateurs qui en bénéficient a grimpé à treize millions de personnes par mois. La moitié de la population. Un grand succès. Il faut dire que la qualité n’est pas au rabais, d’ailleurs même des classes moyennes viennent y faire leurs achats. »

« Si le sort du monde est décidé par une couche sociale minoritaire et égoïste, à savoir les spéculateurs, les dirigeants et les gros actionnaires des multinationales, alors le monde où vivront nos enfants sera de plus en plus meurtrier. C’est à l’ensemble de l’humanité de décider le futur qu’elle choisit. »

 

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Le prix de la démocratie

  Julia Cagé nous présente, à partir de données difficiles à contester, une solide analyse de ce que nous appelons la démocratie. Elle ne se contente pas de décrier ses faiblesses, elle propose des pistes de solution on ne peut plus originales.

Sur son site web, Le prix de la démocratie, l’auteur résume et tient à jour les données utilisées dans son livre sur la situation de la démocratie française en particulier, et dans le monde occidental, en général.

« Plus un candidat dépense lors d’une campagne électorale, plus il est en mesure de louer de grandes salles, de faire venir ses supporters, de diffuser ses tracts et ses messages, de saturer les médias et les réseaux sociaux, plus il augmente sa probabilité de victoire. »

« Une statistique pour résumer l’absurdité – et l’injustice – du système français : en 2016, l’État a dépensé 29 millions d’euros en réductions d’impôt associées aux seuls dons aux partis pour les 10 % des Français les plus riches, soit plus de 21 fois plus que ce qu’il a dépensé pour la moitié la moins aisée des contribuables. »

« Comment les plus riches se sont accaparés le financement public de la démocratie (alors que les plus pauvres paient) »

 

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Crépuscule

Vous croyez en la démocratie ? Juan Branco nous amème derrière les rideaux, il nous explique dans ce Crépuscule (de Macron), contrairement à ce qu’on veut nous laisser croire, « qu’Emmanuel Macron a été “ placé ” bien plus qu’il n’a été élu ». Par qui ?  Ouvrez ce livre, vous découvrirez au service de qui il se retrouve aujourd’hui. Attention, il vous viendra peut-être même à l’idée de vous interroger sur ce qui se passe chez nous, au Canada…

« … un système oligarchique. À savoir un espace public dominé par des individus dont la fortune dépend directement ou indirectement de l’État, et qui l’ont investie pour prendre le contrôle des médias et ainsi s’assurer de la préservation de leurs intérêts au détriment du bien commun. »

Notez que l’auteur met un résumé de son livre (112 pages) en libre téléchargement.

 

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Survivre à l’offensive des riches

À l’aube de ses 80 ans, Roméo Bouchard livre ici un testament politique clair et magistral sur la crise écologique et la crise de civilisation qu’elle entraîne, au Québec comme partout ailleurs dans le monde.
La démocratie, les services publics, la solidarité sociale, le français, les médias, les régions éloignées, l’agriculture, le climat, l’environnement : tout est en péril… sauf le pouvoir des riches, qui semblent bien déterminés à sucer le sang de cette planète jusqu’à la dernière goutte.

« Les lois existantes cautionnent le modèle colonialiste d’exploitation de nos ressources naturelles, et nous ne disposons d’aucune charte ni d’aucune disposition constitutionnelle pour encadrer la propriété, la gestion, l’exploration et la transformation de ces ressources : elles sont à la merci de nos dirigeants, des multinationales et du marché international. »

« Les Athéniens avaient compris qu’il ne faut surtout pas donner le pouvoir législatif à ceux qui le veulent, comme c’est le cas dans nos systèmes électoraux. C’est pourquoi ils désignaient leurs législateurs et leurs vigiles par tirage au sort et pour de courtes périodes. Et pendant deux siècles, la ville, dirigée par des citoyens ordinaires plutôt que par des riches et des notables, a connu une prospérité sans précédent. »

 

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La démocratie hasardeuse

« Pourtant, les jurys criminels restent un exemple fort de la dimension démocratique du tirage au sort. En effet, ils reposent sur un principe fondamentalement égalitaire: tout individu est assez compétent pour, après avoir entendu divers arguments et débattu avec ses pairs, juger de la culpabilité ou de l’innocence d’un autre. »

« Or, les travaux de Landemore démontrent que, dans un contexte de résolution de problèmes, la diversité cognitive d’un groupe est plus importante que la compétence moyenne des individus qui composent ce groupe. Selon ses recherches, un groupe sélectionné au hasard arrivera à de meilleurs résultats que celui composé des individus ayant trouvé les meilleures solutions individuellement. »

« En fait, seule une vaste entreprise de manipulation du langage a pu amener à poser élections et démocratie comme synonymes. »

« Les politiciens seraient à la fois plus préoccupés de leurs intérêts personnels et trop soumis à des pressions externes (patronat ou syndicats, entreprises ou mouvements sociaux, selon la perspective politique) pour s’occuper réellement du “bien commun”. »

 

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Terrorisme: Mensonges politiques et stratégies fatales de l’Occident

  « Il n’y avait pas de groupe « État islamique en Irak» (qui deviendra « l’État islamique ») avant qu’une résistance s’organise face à l’occupation américaine. À défaut de démocratie, la Libye était le pays avec le plus haut niveau de développement humain d’Afrique en 2010 avant l’intervention de l’OTAN. Il n’y aurait pas de force islamiste armée en Syrie sans le vide du pouvoir, que la France et les États-Unis ont créé en militarisant et en fournissant des armes à la rébellion syrienne, et permettant ainsi à l’État islamique de s’y déployer à partir de l’Irak. »

« Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis sont restés en permanence impliqués dans un conflit quelque part sur le globe, générant des problèmes en cascade. Souvent présentés comme le résultat d’une intelligence coordonnée et machiavélique, ces engagements sont probablement davantage le fruit de la concomitance d’intérêts variés, pas toujours cohérents et souvent antagonistes. »

« Le statut des prisonniers capturés en Afghanistan et détenus à Guantanamo est un exemple d’inadéquation des bases juridiques de la lutte contre le terrorisme, de l’absence de séparation des pouvoirs aux États-Unis ainsi que l’absence de respect du droit international et humanitaire par les États-Unis, puisqu’ils ont refusé aux captifs le traitement de prisonniers de guerre. »

« Combien avons-nous déposé de fleurs, allumé de bougies, et versé de larmes pour les 500 000 enfants irakiens morts à cause de notre embargo, seulement coupables d’être nés sous une dictature ? »

 

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