Appels de demandes au nouveau Fonds d’urgence pour l’appui communautaire, de 350 M$

La Croix-Rouge canadienne, ainsi que Fondations communautaires du Canada et Centraide United Way Canada ont lancé aujourd’hui des appels pour déposer des demandes au nouveau Fonds d’urgence pour l’appui communautaire (FUAC). Le Fonds est un nouvel investissement de 350 M$ du gouvernement du Canada en vue d’aider les organismes de bienfaisance et les organismes à but non lucratif (OBNL) desservant des populations vulnérables qui sont touchées de façon disproportionnée par la COVID-19. Les organismes communautaires peuvent déposer une demande à compter d’aujourd’hui. Le financement, qui a été annoncé initialement le 21 avril 2020 par le gouvernement du Canada, est un coup de pouce bien nécessaire aux organismes communautaires qui ont vu exploser la demande de services depuis le début de la pandémie.

Les trois organismes collaborent pour que l’aide atteigne rapidement les personnes qui en ont le plus besoin.

Faits saillants :

  • La Croix-Rouge canadienne, via un volet Soutien d’urgence aux organismes communautaires, déploiera deux programmes principaux :
    ○ Programme de subventions pour les OBNL
    ○ Programme de formation sur la prévention de la transmission des maladies et sur l’équipement de protection à l’intention des OBNL, des organismes de bienfaisance enregistrés et des donataires reconnus.

Pour de plus amples renseignements sur les programmes menés par la Croix-Rouge canadienne, visiter croixrouge.ca/organismescommunautaires ou téléphoner à 1 866 221-2232.

  • Fondations communautaires du Canada, et les fondations communautaires canadiennes, offriront des programmes de subventions pour les organismes de bienfaisance enregistrés et les donataires reconnus.

Pour plus d’information sur la façon de soumettre une demande, consulter le site Web de Fondations communautaires du Canada.

  • Centraide United Way Canada, par l’entremise des organismes locaux de Centraide United Way, offrira des programmes de subventions pour les organismes de bienfaisance enregistrés et les donataires reconnus. Certains organismes locaux de Centraide United Way pourraient travailler avec des OBNL pour offrir des services locaux.

Pour plus d’information sur la façon de soumettre une demande, consulter le site Web de Centraide United Way Canada.

Nouvelle séance de lecture virtuelle Liratoutâge

L’équipe de Liratoutâge a reçu de nombreux messages de personnes provenant des quatre coins de la province, se disant inspirées par le projet Liratoutâge.  Il y avait entre autres celui d’une femme qui nous disait que Liratoutâge est « une belle façon de nourrir l’imaginaire de quelqu’un qui ne peut combler ce besoin par lui-même, ce qui est gagnant, autant pour l’auditeur que pour le lecteur ».  À notre avis, cette affirmation ne pourrait pas être plus juste. Les bénévoles-lecteurs de Liratoutâge carburent à la simple reconnaissance des gens qu’ils rencontrent semaine après semaine. Nous tenons à les remercier de nous permettre de poursuivre notre mission depuis maintenant plus de 12 ans.

D’ailleurs, nous sommes heureux de vous présenter une bénévole de longue date qui a généreusement accepté de vous offrir une séance de lecture. Liliane Sanfaçon se rend généralement au Centre d’hébergement Sacré-Cœur, où elle fait la lecture à plus de dix personnes. Aujourd’hui, vous pourrez à votre tour rencontrer cette femme inspirante.

Voici donc notre 4e séance de lecture virtuelle!

L’équipe de Liratoutâge

L’épisode 22 de L’heure juste est arrivé!

Cette semaine à L’heure juste, nous recevons le Dr Réjean Hébert, gériatre, professeur, chercheur et ex-ministre de la Santé et des Services sociaux. Nous mettons toute partisanerie de côté pour parler des vrais enjeux, des soins de longue durée au Québec en regard des impacts de la pandémie ainsi que de la place des soins à domicile : un modèle à repenser. Le Dr Hébert revient notamment sur une lettre ouverte parue récemment dans les médias.

Nous nous excusons pour la qualité du son, nous avons eu un problème technique avec le micro du Dr Hébert. Merci de votre indulgence!

La situation des travailleurs de 60 à 69 durant la pandémie : l’AREQ et la CSQ unissent leurs voix pour appeler à un plus grand respect de leur expertise et de leur sécurité

À l’AREQ et à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), nous luttons activement à valoriser la contribution des aînés et l’expertise des travailleurs expérimentés. Il est dommage que, comme société, nous nous rendions compte de l’apport essentiel des 60 ans et plus uniquement lorsqu’une crise sans précédent frappe des secteurs clés de l’économie. Ainsi, l’AREQ et la CSQ ont uni leur voix pour porter une réflexion plus large sur la place des travailleurs expérimentés au Québec, et le respect de leur contribution sur le marché du travail.

Au début de la pandémie, la Santé publique établissait que la gravité du coronavirus était fortement corrélée à l’âge. Nous parlions alors des 60 ans et plus à qui ont retirait le droit de voir leurs petits-enfants pour les « protéger » contre la propagation. Les choses ont bien changé depuis. Le gouvernement a changé son fusil d’épaule, observant les défis d’un déconfinement progressif, d’un retour à l’emploi et de l’ouverture des écoles et des garderies. En bas de 70 ans, les gens peuvent retourner travailler, sans risque important pour la santé selon nos décideurs. Tout un changement de cap!

Prendre soin des travailleurs expérimentés : une autre leçon de la pandémie

Il y a des secteurs essentiels durement touchés actuellement, soit des services essentiels tels que les services de santé, les services d’éducation et les services à la petite enfance où l’apport des travailleuses et travailleurs plus âgés demeure important et soutenu à bout de bras par une majorité de femmes. Celles et ceux qu’on a négligés. Ces milieux où l’on dénonce des conditions déplorables depuis des années.

Que cela serve de leçon pour l’avenir, mais pour un avenir très proche. Le virus n’a pas d’âge ni de sexe, la compétence non plus. Il faut une fois pour toutes adapter nos milieux de travail dans le respect des travailleurs expérimentés, dans le but de valoriser leur rôle de mentors auprès des futures générations. Ces travailleuses et travailleurs ont tellement à apporter à la société en temps normal autant que dans un contexte exceptionnel de pandémie.

Le respect doit se traduire par des conditions de travail dignes, par une lutte sérieuse contre l’âgisme et, dans la crise actuelle, par l’assurance de pouvoir travailler en toute sécurité.

Des comptoirs d’impôts virtuels gratuits pour les personnes aînées avec revenus modestes

Dans le cadre du Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt (PCBMI) et du Service d’aide en impôt — Programme des bénévoles au Québec du gouvernement du Canada, plusieurs organismes communautaires ouvriront des comptoirs d’impôts virtuels gratuits au bénéfice des personnes aînées à revenus modestes. Un comptoir d’impôts gratuit est un endroit où des bénévoles remplissent (par vidéoconférence ou par téléphone, et ce, sans frais) les déclarations de revenus des personnes admissibles. Vous trouverez plus de renseignements sur les comptoirs d’impôts disponibles : https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/campagnes/mise-a-jour-covid-19/covid-19-programme-visibilite-service-agents-liaison/comptoirs-impots-virtuels-gratuits.html.

Pour savoir si vous êtes admissible : https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/programme-communautaire-benevoles-matiere-impot/besoin-coup-main-remplir-votre-declaration-revenus.html

Revenu modeste

En général, un revenu modeste signifie que votre revenu familial total est inférieur aux seuils indiqués dans le tableau ci-dessous, en fonction de la taille de votre famille* :
1 personne = 35 000 $

2 personnes = 45 000 $

3 personnes = 47 500 $

4 personnes = 50 000 $

5 personnes = 52 500 $

Plus de 5 personnes = 52 500 $ + 2 500 $ pour chaque personne supplémentaire

*Vérifiez auprès de votre organisme communautaire, car les seuils peuvent varier d’un endroit à l’autre.

Troisième séance de lecture virtuelle pour le projet Liratoutâge

« Quand on est confiné dans sa chambre et qu’on écoute lire, on sort de celle-ci et on peut suivre les lectures, là où elles nous amènent, c’est-à-dire visiter un autre pays, rencontrer des personnages extraordinaires, écouter un poème émouvant, rire de bonnes blagues, apprendre le sens de certains mots ou expressions, se rappeler de légendes québécoises, etc. » – Godelieve De Koninck, fondatrice de Liratoutâge, un projet désormais soutenu par l’AREQ.

D’ailleurs, en entrevue à l’émission de Radio-Canada Première heure, avec Claude Bernatchez, Mme De Koninck, y a présenté la solution que nous avons trouvée pour permettre aux personnes d’écouter lire, malgré les mesures de confinement.

Cette semaine, nous vous proposons une troisième séance de lecture virtuelle.

Bonne écoute!

L’École de santé publique de l’Université de Montréal recherche des participants pour le projet « Confinés, Ensemble »

Dans le contexte de pandémie actuelle de la COVID-19, le gouvernement du Québec a mis en place plusieurs mesures pour limiter la propagation de la maladie incluant le confinement de tous, mais en particulier des aînés en raison de leur risque accru de complications en cas d’infection. Ces mesures contraignantes, bien que nécessaires, sont susceptibles d’avoir des conséquences sur la routine et le bien-être des aînés.

Des chercheurs de l’École de santé publique de l’Université de Montréal veulent comprendre l’expérience des aînés en confinement et comment mieux répondre à leurs besoins durant cette période, avec ce projet intitulé « Confinés, Ensemble ! ».

Vous pourriez être admissible à participer à l’étude si vous êtes en confinement, que vous habitez dans une résidence pour personnes âgées et que vous avez 60 ans ou plus. La participation à cette étude consiste à prendre des photos de votre expérience de confinement à l’aide de votre tablette ou de votre téléphone intelligent et à venir en discuter avec d’autres aînés lors de trois séances de discussion en ligne.

Les participants recevront une compensation de 60 $ pour cette étude.

Votre contribution à l’étude pourrait aider à mieux informer les décideurs, les responsables de la santé publique et les chercheurs et ainsi contribuer à mieux répondre à la crise sanitaire actuelle et future.

Pour plus d’information ou pour participer, contactez l’équipe de chercheurs par courriel à julie.karmann@umontreal.ca.

17 mai, Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie

Le 17 mai est la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. C’est la Fondation Émergence, partenaire de l’AREQ, qui a créé cette journée en 2003, la première journée internationale contre l’homophobie. Depuis, la Fondation Émergence organise une campagne de sensibilisation chaque année. D’autres organismes ont repris cette journée et elle est maintenant célébrée dans de nombreux pays.

La communauté LGBT chez les aînés

Des études sur les conditions de vie des personnes aînées LGBT ont démontré qu’en plus de subir les effets du vieillissement au même titre que l’ensemble des aînés, elles doivent également faire face à d’autres problèmes et situations particulières, tels que :

  • un soutien du réseau familial moins important que celui des hétérosexuels;
  • l’appréhension d’être victime d’homophobie et de transphobie de leurs pairs, et de devoir ainsi cacher leur orientation sexuelle, et leur identité ou expression de genre;
  • une tendance plus élevée que la moyenne à vivre dans la solitude, à souffrir de dépression et à développer des dépendances;
  • une propension à penser au suicide.

Pourquoi le 17 mai?

Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles. L’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 17 mai 1990.

 

 

Nouvelle plateforme numérique québécoise de vente en ligne

Une nouvelle plateforme numérique est désormais disponible pour l’achat en ligne de produits québécois. Imaginé par les entrepreneurs Isabèle Chevalier (Bio-K+) et Georges Karam (Cognibox), dragons à l’émission de Radio-Canada Dans l’œil du dragon, le site Internet Ma Zone Québec réunit uniquement des produits conçus par de petites et moyennes entreprises québécoises. Meubles, vêtements et denrées alimentaires y sont notamment mis en vente.

Avec la propagation rapide de la COVID-19 et le ralentissement économique qui a suivi, les deux dragons ont lancé un appel aux entrepreneurs québécois pour qu’ils commercialisent leurs produits sur leur nouvelle plateforme. Aujourd’hui, près de 500 entreprises qui ont déjà un portail numérique transactionnel ont été sélectionnées pour le lancement, mais d’autres s’ajouteront prochainement.

Plus que jamais, il est important de valoriser l’achat local et de soutenir nos entrepreneurs!

 

L’AREQ réagit à l’aide fédérale d’urgence aux aînés : cette aide doit être le début d’une action permanente pour les sortir de la pauvreté

L’AREQ revendique une hausse de la pension de sécurité de la vieillesse (PSV) et du supplément de revenu garanti (SRG) depuis longtemps. Or, le 12 mai, le gouvernement fédéral annonçait un paiement unique pour cette année, d’un montant maximal de 500 $. Ainsi, l’AREQ s’est dite satisfaite de voir une aide financière aux aînés en temps de crise, mais a exhorté le gouvernement fédéral à maintenir cette hausse nécessaire à la qualité de vie des aînés au-delà de la pandémie.

« Cette hausse est un gain significatif pour les personnes aînées en situation de vulnérabilité financière. Les aînés qui reçoivent le maximum de la PSV et du SRG ont 18 000 $ par année, ce qui est en dessous du seuil de la pauvreté. C’est inacceptable. Une société aussi avancée que la nôtre doit prendre soin de celles et ceux qui y ont contribué toute leur vie. Cette hausse ne doit toutefois pas disparaître après la pandémie pour les appauvrir à nouveau. Le coût de la vie ne baissera pas, lui », a souligné Lise Lapointe, présidente de l’AREQ.

Rappelons que l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) vient tout juste de publier des données importantes sur le revenu viable au Québec. Selon la municipalité, il s’élève entre 24 083 $ et 32 682 $ après impôt pour une personne seule. Ainsi, une personne de 65 ans et plus qui a droit seulement à la PSV et au SRG dispose d’un revenu inférieur au revenu viable, avec un manque à gagner de près de 10 000 $ par année.

Un nouveau programme d’activités physiques pour les aînés dans cette période de confinement

Le 12 mai, la santé publique de Montréal a lancé un programme d’activités physiques afin que les aînés restent actifs durant le confinement, ce qui contribue notamment à prévenir les chutes et à garder le moral.

Le projet nommé « Le GO pour bouger ! »  est composé d’une série d’exercices d’une quinzaine de minutes à faire plusieurs fois par semaine, avec des capsules vidéo pour vous accompagner. Enfin, le projet contient cinq blocs d’exercices en fonction de la forme physique de la personne, de sorte que tous puissent faire des exercices, peu importe le niveau d’autonomie.

Un guide pour les personnes proches aidantes en contexte de pandémie (COVID-19)

À partir du 11 mai 2020, sous réserve du respect de conditions spécifiques, une personne proche aidante significative qui était déjà présente avant l’interdiction sur une base régulière pourra apporter de l’aide et du soutien à une personne en CHSLD, en RI-RTF ou en RPA. L’assouplissement de ces mesures est assujetti au respect de certaines précautions pour assurer les bénéfices associés et éviter que la propagation de la COVID-19 débute ou reprenne dans ces milieux.

En tout temps, il est important de suivre les consignes afin d’assurer la sécurité de tous. Ainsi, le gouvernement du Québec, en collaboration avec le Dr David Lussier, gériatre, a produit un guide en ligne pour préparer les personnes proches aidantes durant le contexte de la crise et dans le respect des mesures de santé publique.

 

L’organisme Les Petits Frères lance la campagne Contrer l’isolement – Pour l’amour des aînés

L’organisme Les Petits Frères a récemment lancé la campagne Contrer l’isolement – Pour l’amour des aînés afin d’amasser des dons pour le Fonds d’urgence COVID-19 pour les personnes aînées isolées. Alors que les personnes aînées sont les plus touchées par la pandémie et que celles qui étaient déjà isolées le sont davantage, il est important de les soutenir maintenant pour éviter qu’elles deviennent des victimes collatérales. Cette campagne est un appel aux dons afin de permettre aux Petits Frères de maintenir et d’élargir leur accompagnement auprès des personnes aînées isolées.

Rappelons qu’en mars, l’AREQ avait choisi de faire un don de 2 000 $ à cet organisme afin de les soutenir dans leurs efforts incommensurables dans cette période de crise due à la pandémie COVID-19.

Cette crise que traverse le Québec actuellement affecte tout particulièrement les personnes aînées vivant seules et étant sans ressource. Alors que l’on sait que les impacts de l’isolement sur la santé physique et mentale des personnes aînées sont encore plus grands que pour la population en général et que c’est tout particulièrement le cas en ce temps de crise, Les Petits Frères se tournent vers la population et lancent un appel à la solidarité et aux dons qui permettront d’apporter un soutien essentiel.

Projet Liratoutâge – Deuxième séance de lecture avec Mme Godelieve De Koninck

Mis sur pied il y a plus de 12 ans par Godelieve De Koninck, orthopédagogue à la retraite et membre de l’AREQ, Liratoutâge vise à encourager la lecture auprès des aînés en perte d’autonomie. C’est une occasion de plaisir, de réconfort et de partage, car après tout, écouter quelqu’un lire, c’est aussi lire !

En ces temps de pandémie, il est cependant impossible de continuer à offrir ce service. Voilà pourquoi l’AREQ, en collaboration avec Mme De Koninck, a développé des capsules de lectures virtuelles, adaptées et diversifiées.

Voici donc la deuxième séance de lecture virtuelle!

COVID-19 – Québec dévoile un plan pour la santé mentale

Alors que nous soulignons la Semaine nationale de la santé mentale, la ministre de la Santé et des Services sociaux a annoncé, mercredi dernier, un financement supplémentaire de 31 M$ afin de rehausser l’accès aux services psychosociaux et aux services en santé mentale dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.

Rappelons que nous avons été profondément bouleversés par les récents suicides dans des établissements pour aînés, en plus d’une tentative liée à la crise actuelle. Dans les CHSLD, il y a des personnes hébergées qui ont cessé de manger, car elles ont perdu espoir. En ce sens, le plan de déconfinement doit miser autant sur la santé mentale que sur la protection de la santé physique.

Ainsi, le financement annoncé par le gouvernement s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action proposant une série de mesures concrètes pour assurer une réponse optimale aux besoins psychosociaux actuels de la population et aux besoins qui pourront se manifester au-delà de la gestion de la crise sanitaire actuelle.

Parmi ces mesures, mentionnons notamment :

  • la bonification des services Info-Santé 811;
  • l’amélioration de l’accès à des services psychosociaux et en santé mentale appropriés et en temps opportun pour toute personne en faisant la demande;
  • l’intensification des services de consultation sociale et de consultation psychologique et le déploiement des services prioritaires en santé mentale, dont le rehaussement des services de proximité.

D’autres mesures déjà en cours permettront également de mieux répondre aux besoins des personnes affectées par la pandémie, soit :

  • le déploiement d’un programme spécial pour soutenir les familles endeuillées, incluant des services d’écoute téléphonique, l’accès à des services gratuits de consultation individuelle, la promotion du Guide pour les personnes endeuillées en période de pandémie ainsi que de l’accompagnement et du soutien à la pratique clinique;
  • le déploiement de la campagne Aller mieux et la diffusion de guides informatifs pour la population ciblée;
  • la prise de contact auprès des personnes suivies et de celles en attente de services, ce qui représente près de 800 000 personnes.

C’est un pas dans la bonne direction et il faudra s’assurer de l’accessibilité à ces services pour les personnes aînées qui souffrent d’isolement depuis plusieurs semaines.

 

L’AREQ accueille favorablement le plan de déconfinement du gouvernement du Québec pour les personnes aînées qui vivent en résidence

Le 5 mai, le gouvernement du Québec dévoilait un plan de déconfinement pour les personnes aînées en résidence. L’AREQ a accueilli favorablement ce plan, car beaucoup de personnes aînées commençaient à se sentir oubliées dans les résidences d’hébergement. Il faut rappeler que dans la grande majorité des cas, ce sont des personnes autonomes et en bonne santé qui y vivent.

« Il ne faut pas non plus sous-estimer les impacts du confinement sur leur santé mentale et physique », a souligné Lise Lapointe, présidente de l’AREQ.

Le soutien incomparable d’une personne proche aidante

Depuis le début de la période de confinement, plusieurs personnes proches aidantes vivent de l’inquiétude quant au sort de leur proche hébergé en CHSLD. Dans le contexte de la crise et du manque de personnel, il est essentiel de pouvoir compter sur le soutien des proches aidants qui devraient être vus davantage comme des partenaires du réseau de la santé. Il faudra toutefois s’assurer que l’équipement soit disponible pour leur protection et celle des autres.

« Le gouvernement a bien fait d’ouvrir la porte aux personnes proches aidantes en CHSLD. Il ne faut jamais négliger les bienfaits qu’elles apportent sur la santé émotionnelle et physique des personnes hébergées. Elles ont déjà l’habitude de suivre des directives médicales. Elles peuvent fort bien se conformer aux mesures de santé publique afin de limiter la propagation du virus », rappelle Mme Lapointe.

Pour le respect des droits et de la dignité de toutes les personnes aînées, peu importe où elles vivent

Rappelons par ailleurs que plusieurs personnes de 70 ans et plus vivent à domicile et espèrent une reprise de leurs activités d’une manière plus libre, tout en restant prudentes. Selon l’AREQ, le plan de déconfinement devra aussi s’assurer du respect de leurs droits autant que de leur santé mentale et physique, en lançant un message clair afin de lutter contre l’âgisme.

Communiqué de l’AREQ

Un nouveau site Internet qui centralise les ressources afin d’aider les aînés à naviguer sur les plateformes virtuelles

L’initiative Déconfinement Virtuel pour Aînés (DV Aînés) a été fondée alors que la pandémie du COVID-19 sévissait de plein fouet au Québec. Mis sur pied par deux étudiantes en médecine, ce site Web a été conçu pour « centraliser les ressources afin d’aider les aînés à naviguer sur les plateformes virtuelles et à avoir accès à la multitude d’activités offertes pour soutenir les familles en temps de crise ». Vous y trouverez notamment des activités et des ressources d’ordre physique, culturel, social, etc.

L’isolement et la distanciation sociale étant en place depuis déjà plusieurs semaines, l’équipe derrière ce projet a constaté les répercussions déplorables que la COVID-19 a eues au sein de la population, tout particulièrement auprès des personnes aînées. Comme le rappellent les personnes fondatrices de DV Aînés, les mesures de prévention et de sécurité mises en place ont exacerbé la solitude des aînés, les privant de la visite de leurs proches et de bien des services d’aide et de soutien normalement offerts.

Pétition visant à réviser la législation sur l’administration des régimes de retraite au Québec

Le 13 décembre 2019, l’AREQ a offert son appui aux personnes retraitées du Groupe Capitales Médias (GCM). Aujourd’hui, l’AREQ invite ses membres à signer une pétition qui sera déposée à l’Assemblée nationale visant à réviser la législation sur l’administration des régimes de retraite au Québec. La date ultime pour signer cette pétition est le 21 mai.

Même si les déboires des 900 retraités des journaux du Groupe Capitales Médias ont été largement médiatisés , notamment en ce qui concerne la baisse de leur rente de 26 à 30 %, tout comme ceux qu’ont subi les retraités de Papiers White Birch, de Sears et de combien d’autres dans le passé, le gouvernement refuse toujours de favoriser la mise sur pied d’une forme d’assurance ou de garantie de rentes qui pourrait s’inspirer, par exemple, de ce qui se fait en Ontario depuis 40 ans déjà.

Enfin, l’AREQ réitère par le fait même sa revendication émise lors des élections fédérales 2019 voulant que les régimes de retraite soient des créanciers prioritaires en cas de faillite d’une entreprise.

Quelques mesures du gouvernement fédéral pour les aînés à retenir en cette période de crise

Depuis le début de la pandémie COVID-19, le gouvernement fédéral a adopté plusieurs mesures touchant notamment les personnes aînées et les proches aidants. Voici une liste de ces mesures :

 

 

 

  • Élaborer des protocoles de sécurité pour les maisons de soins de longue durée et les soins prodigués à domicile.
  • Verser un complément salarial temporaire aux travailleurs essentiels à faible revenu qui prennent soin des aînés.
  • Mettre à jour le programme Nouveaux Horizons pour les aînés pour que les organismes communautaires puissent utiliser leur financement afin d’aider les aînés à traverser la pandémie COVID-19.
  • Accroître le soutien aux collectivités pour les aînés en versant 9 millions de dollars à Centraide, pour que l’organisme puisse aider les aînés à acheter des articles comme des aliments et des médicaments. Un montant supplémentaire de 350 millions de dollars a été annoncé pour le Fonds d’urgence pour l’appui communautaire afin d’aider les Canadiens vulnérables par l’entremise d’organismes qui offrent des services essentiels à ceux qui sont dans le besoin, y compris les aînés.
  • Instaurer la Prestation canadienne d’urgence (PCU) afin d’offrir une aide salariale aux Canadiens, y compris les aînés, qui ont cessé de travailler en raison de la COVID‑19. Les prestations du Régime de pensions du Canada, de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti ne modifient pas l’admissibilité à la PCU.
  • Instaurer un paiement complémentaire au crédit pour la taxe sur les produits et services, ce qui donnera aux aînés ayant un revenu faible ou modeste environ 400 $ pour ceux qui vivent seuls, et environ 600 $ pour ceux qui vivent en couple.

Enfin, il est important de noter que cette situation est en constante évolution et le gouvernement met régulièrement à jour ses mesures.

Lettre ouverte de Lise Lapointe, présidente de l’AREQ, sur la vulnérabilité financière des personnes aînées en cette période de crise

Dans une lettre ouverte, Lise Lapointe, présidente de l’AREQ, fait appel aux gouvernements fédéral et provincial afin de considérer la vulnérabilité financière des personnes aînées en cette période de crise. 2 000 $ par mois, c’est ce que le gouvernement fédéral offre actuellement avec la Prestation canadienne d’urgence (PCU). C’est un effort salutaire pour soutenir les familles et les individus qui ont perdu leur emploi en raison de la COVID-19, un montant qui a été jugé suffisant pour vivre décemment durant la pandémie. C’est pourtant beaucoup plus que ce que le gouvernement fédéral offre aux personnes aînées avec le Supplément de revenu garanti (SRG) et la Pension de vieillesse (PSV).

1 500 $ par mois, c’est le montant qu’un aîné célibataire, divorcé ou veuf reçoit mensuellement avec le maximum combiné du SRG et de la PSV. Est-ce suffisant pour subvenir aux besoins d’une personne âgée vivant en résidence privée, dont le coût des loyers ne cesse d’augmenter? Parlons aussi du prix des aliments qui ne baissera pas après la pandémie, des médicaments, des soins et des services qui deviennent souvent nécessaires en vieillissant, etc.

Augmenter le SRG et la PSV et régler l’enjeu de l’indexation

Si injecter des fonds pour une relance économique est souhaitable, de grâce, n’oublions pas celles et ceux qui ont contribué toute leur vie pour avoir ces filets sociaux qui nous protègent durant une telle crise. Il est plus que temps pour le fédéral d’augmenter la Pension de vieillesse et le Supplément de revenu garanti afin d’assurer des revenus décents pour toutes et tous à la retraite.

Au Québec, n’oublions pas que plus de 300 000 personnes retraitées voient leur pouvoir d’achat s’amenuiser chaque année. Le gouvernement du Québec a fermé les yeux trop longtemps sur cet enjeu qui appauvrit les personnes retraitées des secteurs public et parapublic. Or, avec la désindexation de leurs rentes, nous nous apercevons que la courbe des revenus de retraite s’éloigne de plus en plus de la courbe du prix du panier d’épicerie. Il faut absolument y remédier.

Version intégrale de la lettre : https://areq.lacsq.org/blogue-presidente/une-pandemie-qui-revele-la-vulnerabilite-financiere-des-aines/

 

 

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