À l’approche des élections générales au Québec, l’AREQ profite de la campagne électorale pour remettre à l’avant-plan un enjeu qu’elle porte depuis plusieurs années : la protection du pouvoir d’achat des personnes retraitées du secteur public.
Dans une lettre ouverte signée par sa présidente, Micheline Germain, l’Association rappelle que depuis 1982, une partie importante des rentes du secteur public n’est que partiellement indexée au coût de la vie. Cette situation entraîne, au fil des ans, une érosion bien réelle du pouvoir d’achat. Entre 2002 et 2021, celui des personnes retraitées couvertes par le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) a ainsi diminué de 17,5 %, comparativement à une baisse moyenne de 5,9 % dans onze régimes provinciaux comparables ailleurs au Canada.
Alors que les partis politiques présentent leurs engagements en matière de soutien à domicile, de logement, de soins et de fiscalité des personnes aînées, l’AREQ estime que la sécurité financière et la valeur des revenus à la retraite doivent elles aussi faire partie du débat électoral.
La lettre rappelle également que cet enjeu dépasse la seule question de l’indexation. Il touche à la valeur d’un engagement pris envers des travailleuses et des travailleurs qui ont consacré leur carrière à nos écoles, à nos établissements de santé et à nos services publics.
À quelques jours du scrutin, l’AREQ souhaite donc obtenir des réponses des formations politiques et poursuivre ses interventions afin que le pouvoir d’achat des personnes retraitées occupe la place qui lui revient dans le débat public.
→ Lire la lettre ouverte de Micheline Germain : Pouvoir d’achat des aînés —Quand la retraite perd de sa valeur




