Plus de deux mois après avoir interpellé le gouvernement fédéral, la CSQ, la FSQ-CSQ et l’AREQ attendent toujours une réponse du premier ministre Mark Carney et de la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Les trois organisations demandent à Ottawa d’intervenir pour faire respecter les principes de la Loi canadienne sur la santé.
Une brèche vers un système à deux vitesses
Au cœur des préoccupations : une loi adoptée en Alberta qui permet notamment à des médecins d’exercer une pratique mixte et de facturer directement à des patients des soins normalement couverts par le régime public. Pour les trois organisations, cette approche crée un précédent inquiétant qui risque d’accentuer la place du privé et les inégalités d’accès aux soins.
La présidente de l’AREQ, Micheline Germain, rappelle que si un tel modèle devait s’étendre ailleurs au pays, notamment au Québec, les conséquences pourraient être particulièrement importantes pour les personnes les plus vulnérables, qui n’ont pas les moyens de payer pour obtenir un accès prioritaire aux soins.
Défendre l’accès universel aux soins
La CSQ, la FSQ-CSQ et l’AREQ demandent donc au gouvernement Carney d’utiliser les pouvoirs et les mécanismes prévus dans la Loi canadienne sur la santé afin de s’assurer que toutes les provinces et tous les territoires respectent les principes fondamentaux du système public.
Pour l’AREQ, l’accès aux soins doit demeurer fondé sur les besoins des personnes, et non sur leur capacité de payer.
Consulter le communiqué complet : Avenir des services publics de santé – CSQ, FSQ et AREQ




