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Semaine nationale de la santé mentale : l’AREQ appelle à briser les tabous et l’isolement chez les personnes aînées

10 mai 2018

Pour souligner la 67e Semaine nationale de la santé mentale, l’AREQ a voulu sensibiliser la population sur les défis particuliers des personnes aînées confrontées à des problèmes associés à la santé mentale. Ainsi, l’AREQ a diffusé un communiqué appelant à briser les tabous et l’isolement chez les personnes aînées.

« Les personnes aînées n’ont pas toutes été sensibilisées aux questions de santé mentale au cours de leur vie. Il s’agit encore d’un tabou important qu’il est nécessaire de démystifier. Il faut être en mesure de montrer que la maladie mentale existe, que ce n’est pas honteux et qu’il y a de l’aide disponible », a soutenu Lise Lapointe, présidente de l’AREQ.

L’isolement des aînés est un facteur de risque


Il existe plusieurs facteurs de risque liés à la maladie mentale, et c’est notamment le cas de l’isolement. Or, au Québec, l’isolement des personnes aînées est un problème considérable, car cette situation touche plus de 15 % de la population âgée de 65 ans et plus.

« En vieillissant, nous perdons parfois des amis en cours de chemin, mais nous perdons aussi trop souvent le contact avec nos proches, notre famille. C’est un réel problème lorsque nous ne considérons plus la personne aînée dans la famille. Elle est placée en résidence pour aînés, et c’est comme si elle devenait exclue de la société. C’est un important changement de culture qu’il faut apporter pour briser l’isolement des aînés au Québec », a affirmé Mme Lapointe.

Quelques données


Jusqu’à 7 % des aînés québécois souffrent d’un trouble anxieux ou dépressif sévère. Puis, environ une personne âgée sur quatre présente des symptômes anxio-dépressifs d’intensité variée. Par ailleurs, 70 % des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer souffrent de détresse psychologique. Rappelons qu’il y a aujourd’hui plus 125 000 Québécois atteints de cette maladie mentale.