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Étude de l’IRIS : salaires inégaux, à qui la faute?

20 avril 2017

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) vient de publier une étude à propos de l’écart salarial qui persiste au Québec entre les hommes et les femmes. L’étude s’intitule Salaires inégaux, à qui la faute? Bien qu’elle ne touche pas directement les personnes retraitées, elle rappellera à de nombreuses membres de l’AREQ l’époque pas si lointaine où elles gagnaient moins cher pour enseigner ou même qu’elles devaient carrément quitter leur emploi lorsqu’elles attendaient un enfant.

 

En guise d’introduction, l’auteure de l’étude, Marie-Pierre Roberge, rappelle que le 21 novembre 1996, l’Assemblée nationale du Québec adoptait à l’unanimité la Loi sur l’équité salariale, qui exige que les entreprises d’au moins dix salariées et salariés offrent un salaire égal pour un travail différent, mais équivalent. « Deux décennies plus tard, et ce, malgré le ton triomphal utilisé par certains commentateurs, les questions d’égalité de rémunération hommes-femmes sont toujours d’actualité. Même si certaines avancées sont indéniables, il est important de garder à l’œil les écarts qui restent à combler », rappelle-t-elle.

 

Dans cette note socioéconomique, l’IRIS propose de mieux comprendre et repérer l’évolution des écarts salariaux entre les hommes et les femmes au Québec, afin de mettre en lumière la discrimination systémique que vivent encore les femmes sur le marché du travail. Nous verrons qu’on ne peut réduire les écarts salariaux qui existent encore aujourd’hui à de simples différences de choix entre les femmes et les hommes.

 

Dans une entrevue publiée dans Le Devoir, l’auteure affirme que la réduction de l’écart salarial passe par un changement de mentalités, autant dans les milieux de travail qu’à la maison. La bonne nouvelle, c’est que les choses devraient changer à mesure que les hommes assumeront une plus grande part du travail domestique. « Si les rôles deviennent plus équilibrés, nécessairement, on peut s’attendre à ce que l’écart salarial se réduise aussi », affirme Madame Roberg.

 

Source : IRIS